Découvrir Kyoto au « pays du soleil levant » :

Bonjour à vous tous,

j’ai envie de vous parler de mon voyage au Japon.

Même si je n’y ai pas vécu (les plus observateurs parmi vous auront sans doute remarqué mon pseudo…), il est arrivé le moment où j’avais envie d’en connaître un peu plus sur ce pays qui a abrité les origines de ma famille.

Pleine de clichés, je me suis demandée si ce que j’allais y trouver ressemblerait à ce que l’on en voit souvent : villes grouillantes de monde, enseignes lumineuses partout, manque de place, mélange entre tradition et modernité, etc…

Hinomaru ou Nisshōki

L’actualité récente a malheureusement mis en lumière le Japon sous un mauvais jour mais j’espère que, à la lecture de mon article, vous aurez envie d’aller y faire un tour.

Tout d’abord, je dois vous dire que j’ai séjourné principalement à Kyoto, ancienne capitale du Japon pendant plus de 1000 ans.

KYOTO :

Vue de KyotoPour ceux qui voudront se faire une idée par eux-mêmes, allez jeter un coup d’oeil sur le site officiel de la ville de Kyoto : http://www.city.kyoto.jp/koho/eng/ (le site est en anglais).

Enfin arrivée à l’aéroport international de Kansai, je n’étais pas mécontente de pouvoir me dégourdir les jambes et j’espérais pouvoir récupérer l’hôtel rapidement. Hélas, il m’a fallu deux heures et demie à bord du Limousine bus n°8 pour arriver à Kyoto station. Après cela, taxi (20 minutes encore!!!) pour aller jusqu’à notre hôtel. Je vous conseille vivement de faire comme moi et de vous choisir un Ryokan qui est une auberge dans le plus pur style japonais : même les plus modernes conservent les matériaux et l’architecture d’autrefois. Arrivée sur place grâce au taxi à qui j’avais donné l’adresse griffonnée sur un bout de papier, je me suis présentée à la réception.

Je n’ai pas été déçue de mon choix : je me suis déchaussée et j’ai pris les chaussons qui étaient mis à ma disposition par l’okamisan qui est la gérante des lieux. J’ai vraiment été conquise car j’y ai trouvé tout ce que j’espérais : les chambres avec les parois coulissantes en papier (les fameux shoji que l’on voit partout, y compris dans les mangas), la table basse sur laquelle on peut boire le thé, aucune chaise, les tatamis au sol en paille de riz, le futon sur lequel on dort très bien, le plafond un peu bas… Bref, il y avait là tout ce que j’étais venue chercher au Japon pour me faire un voyage vraiment dépaysant !

Intérieur du RyokanLes Ryokan vous donneront vraiment le sentiment de toucher du doigt la culture japonaise : les déplacements à l’intérieur se font sans bruit, tout est fait pour favoriser la discrétion. A vous de faire attention aux coutumes et à ne pas commettre d’impair. Sachez par exemple que les bains de l’établissement sont ouverts aux hommes et aux femmes … mais pas aux mêmes horaires ! Tout est charme et douceur de vivre. On vous demandera (ou plutôt vous devez savoir car on ne vous le dira pas) de ne pas traîner au lit le matin, ce qui peut paraître déroutant pour nous autres, adeptes des grasses matinées.  Rassurez-vous : pour vous récompenser de vous être levés, vous aurez le droit de vous requinquer en profitant des petits-déjeuners traditionnels qui vous seront servis. En plus du petit-déjeuner, le dîner est également compris dans le prix.

Pour les déplacements, outre les chaussons, vous saurez sans doute également à votre disposition un kimono de coton avec des motifs bleus et blancs que l’on appelle le yukata.

Attention : vous réglerez sans doute comme moi le jour de l’arrivée et, très souvent, on vous demandera du liquide… Prévoyez le coup. Pour info, ça m’a coûté 110 euros par personne, ce qui est dans la moyenne des prix là-bas. Si vous prenez moins, vous risquez d’être déçu car vous pourriez vous trouvez dans un plus petit espace avec un confort plus précaire : ce sont les auberges familiales (minshuku), un peu moins glamour…

Avec mon chéri, nous sommes allés bien vite nous promener dans la ville et nous avons été surpris par le fait que superbes bâtiments pouvaient côtoyer de vielles bicoques toutes défraîchies et qui menaçaient de tomber en ruine. La ville, très animée, est bruyante et il faut faire attention aux gens et aux véhicules qui viennent dans tous les sens.

Kyoto station : le lieu où vous trouverez les renseignements qu'il vous faut !

Pour info, si vous avez besoin sur place de renseignements, allez voir la Kyoto station : c’est la gare principale de Kyoto avec 11 étages de galeries marchandes et de restaurants qui vous proposent des Ramen incroyables, pour pas cher : 800 yen pour un grand bol de soupe avec des pâtes, de la viande et un demi-œuf… Excellent et ça cale parfaitement les grosses faims. A la faim de mon séjour, j’étais même capable de les aspirer chaudes sans me brûler, en faisant un bruit pas possible ! J’étais pas peu fière!! Mais outre les restos, l’info la plus importante réside dans le fait que le bureau d’information pour touristes se trouve au 9ème étage, juste en face de l’ascenseur. Des hôtesses, à l’anglais excellent, y ont répondu avec précision à toutes nos questions. Il y a également un accès à Internet pour 100¥/15minutes.

En sortant de la gare, sur votre gauche, vous verrez le Kyoto Central Post Office : il y a là-bas un distributeur de billets qui prend les cartes Visa et Mastercard, ce qui n’est pas si commun… Profitez-en !

Mais nous n’avons pas fait que profiter des bienfaits de la civilisation : nous avons également nourri notre âme en allant visiter, par exemple,  le temple de Chishaku-in. Les temples et les jardins sont réellement zen : des carpes koy (aussi grosses que celles qu’on trouve chez Truffaut en France :)) se promenaient paisiblement dans les bassins, les jardins donnaient vraiment envie d’y méditer… Même le cimetière était apaisant alors que ça m’angoisse toujours un peu en France !

Le chemin du philosophe

Pensez à profiter des promenades offertes notamment par le circuit appelé « le chemin du philosophe » (哲学の道, Tetsugaku no Michi) et qui est en fait une belle ballade sur les pans montagneux de Kyoto (prenez le métro pour Sanjo), magnifique à faire à la tombée de la nuit pour y admirer les couleurs de la ville. On y longe un canal bordé de cerisiers : l’endroit idéal pour la méditation. On dit qu’il porte ce nom à cause d’un professeur de l’université de Kyoto, Nishida Kitaro, qui y méditait tous les jours.

Allez voir également le Nijo-Jo qui est le palais du premier Shogun. On fait le tour des 5 bâtiments qui composent le palais fortifié …pieds-nus ! Et oui, il faudra d’ailleurs vous y faire : c’est souvent comme ça dans les lieux historiques… Remettez vos chaussures et allez prendre l’air dans le jardin qui l’entoure : vous ne pourrez pas ne pas être comblés par la beauté et le calme qui se dégagent de ces lieux enchanteurs.

Nous avons également fait un crochet par le Musée international du Manga de Kyoto. Alors, attention, ce n’est pas un musée dans lequel vous allez voir des milliards de goodies et d’articles de merchandising à vendre. C’est plutôt un vrai musée qui évoque la culture traditionnelle du Japon avec les bases du dessin et de ce qui allait devenir le manga. Il y a tout de même une bibliothèque libre d’accès dans laquelle vous trouverez des milliers de livres…mais en japonais… Il y a quand même un magasin dans lequel vous pourrez vous faire plaisir. Le musée est récent (ouverture en 200) et marque un tournant : considéré par certains (y compris les japonais eux-mêmes parfois) comme un produit de sous-culture, le manga est aujourd’hui protégé par ce musée.

Quelques mangas..

On y conserve les oeuvres qui, habituellement, sont produites sur du papier de mauvaise qualité dans des magazines, etc… En fait, le gouvernement a vu que la nouvelle génération était de plus en plus courtisée par le monde entier et a donc voulu « protéger » ce domaine et le transmettre aux générations futures.

Le musée propose également le suivi des oeuvres des pays occidentaux pour faire des parallèles. Il y a également une chronologie de 1947 à 2001.

Nous sommes également allés voir le palais impérial Kyōto-gosho (京都御所) qui était la résidence principale de l’empereur du Japon jusqu’en 1868, année où Tokyo devint la capitale.

L'entrée du jardin impérial

En parfait état de conservation, on peut en visiter les jardins et l’ensemble des bâtiments, il faut juste se renseigner sur les heures et jours d’ouverture qui ont l’air d’être fluctuants (ou alors j’ai pas bien compris ce que les filles des renseignements m’ont expliqué…

Bien entendu, si vous vous promenez la nuit, vous ne pourrez pas louper la Kyoto tower (vous la verrez aussi le jour mais, la nuit, elles est illuminée) qui vous servira de repère.

Dans le quartier nord (Takagamine), vous trouverez le célèbre temple zen Kinkaku-ji (pavillon d’or). Construit en 1397 puis reconstruit en 1955 après un incendie, il est inscrit sur les listes du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994.

Le pavillon d'or

Recouvert d’or (hormis le rez-de-chaussée), il contient des reliques de Bouddha.

On peut visiter le temple et son jardin en suivant un circuit balisé.

Ce quartier est très riche puisqu’on peut également y voir les temples Jôshô-ji, le temple Shôden-ji et son parfait jardin de sable, le superbe jardin zen Ryôan-ji, etc…

La ville de Kyoto présente l’avantage d’avoir conservé toutes ces traces de sa grandeur dans des édifices parfaitement entretenus. L’exemple du quartier nord n’est donc pas unique.

Enfin, avant de partir, vous serez forcément passés, tout comme nous, par le quartier Gion : c’est le quartier le plus célèbre de Kyoto, réputé être le cœur et l’âme de la ville, rien de moins!!

C’est dans ce quartier que se déroulent chaque année deux fêtes prestigieuses dont vous entendrez sans doute parler : le Gosan Okuribi en août et le Gion matsuri en juillet. Tout le monde y participe et profite des ces moments festifs qui permettent de se rappeler les moments forts de la vie de Kyoto (lutte contre la peste par exemple). Il y a des chars, des joueurs de flûte, des marchands, les rues sont bloquées et interdites à la circulation.

Le théâtre Minami-zaCe quartier abrite le pont Shijô, le parc Maruyama, les temples Chion-in, Kennin-ji, Shôren-in, Yasaka-jinja, des théâtres de kabuki comme le Minami-za…  Mais ce quartier est également très réputé pour les fameuses Geisha. Bon, nous les cherchons toujours. J’imagine que leur activité est plutôt discrète.

Représentation d'Okuni, figure essentielle du Kabuki

Je reviens sur le Kabuki et vous invite à aller en profiter si vous le pouvez. Le Minami-za est considéré comme le berceau de cet art. Le Kabuki est le théâtre traditionnel japonais dans lequel les acteurs sont très maquillés, la scène bouge et les décors aussi. La région du Kansai est aujourd’hui le fer de lance du renouveau de cet art.

Dans le quartier de Pontocho, on trouve d’ailleurs une statue de Okuni, considérée comme la figure féminine essentielle du Kabuki.

Vous l’aurez sans doute compris, la ville de Kyoto est un véritable musée à ciel ouvert où vous pourrez trouver de quoi occuper votre séjour sans aucune difficulté.

Le dépaysement est incroyable et vous tombe dessus dès que vous avez posé le pied sur le sol nippon.

J’ai vraiment été conquise par cette découverte et je vous invite à en faire autant. Sachez une chose quand même : il ne vous sera pas facile de vous faire des amis des japonais que vous croiserez. Ils ne s’arrêteront pas pour échanger avec vous, même s’ils ne sont pas méchants ou désagréables. La seule solution semble être de se faire présenter des gens par le biais des expatriés là-bas, sinon, c’est un peu difficile de nouer le contact. A ce propos : bonjour à Philippe, Haiko et les enfants!

A bientôt j’espère.

 

 

 

 

Article mis à jour le 16/11/2016 - Signaler un abus

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Commentaires
Dudy Dudy

J'ai adoré Kyoto! J'ai eu la chance d'apercevoir 2 ou 3 Geishas dans le quartier de Gion, et j'ai été à la fois impressionnée car elles sont très élégantes et pour tout ce qu'elles représentent, mais l'attitude des touristes qui osent leur couper le chemin et planter leur caméra à 10 cm de leur visage pour prendre leur photo sans demander la permission m'a vraiment dégoûtée...

Le 17/04/2014

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Asiangirl Asiangirl

Haha, pas faux. Ces touristes et leurs appareils photos :)

Le 17/04/2014

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