Voir Venise… et vouloir y retourner !

Aah, Venise ! Ses canaux, ses gondoles, son carnaval et son romantisme… Pendant longtemps, cette destination me paraissait uniquement réservée aux couples à la recherche d’un lieu pouvant abriter leurs doux souvenirs, un peu comme le Taj Mahal…mais plus près de Paris ! Et finalement, j’ai fini par y succomber moi aussi et nous sommes partis faire un week-end prolongé en couple au mois de septembre.

Le lion ailÃĩ, emblÃĬme de Venise

Profitant là-aussi d’une promotion d’un hôtel qui proposait une chambre pour trois nuits avec le petit-déjeuner inclus, nous avons atterri après une heure trente environ d’un vol sans encombre sur la compagnie Ryanair.

Nous avions choisi cette compagnie parce qu’elle proposait les tarifs les plus compétitifs à l’époque et pour cette saison. Il faut reconnaître que ça ne nous posait pas de problème de prendre l’avion à l’aéroport de Beauvais car la famille pouvait nous y déposer. En revanche, ce vol nous faisait atterrir à l’aéroport de Trévise et non pas à celui de Venise. Il nous fallait donc trouver le moyen d’effectuer le trajet Trévise-Venise qui durait environ, d’après les estimations, quarante minutes. C’est donc à prendre en compte au moment de votre choix de compagnie aérienne : il existe des vols plus directs mais qui supposent un coût plus élevé, à vous de voir.

Heureusement, tout est prévu mais il faut tout de même s’arranger pour ne pas perdre trop de temps. C’est la raison pour laquelle nous n’avions que des bagages à main. Il faut dire aussi que nous ne restions que quatre jours.

Bref, arrivés à trévise et après avoir rapidement passé le contrôle (merci l’Union européenne!!), nous sommes allés en direction des bus qui stationnaient à proximité. Nous avions préalablement réservé nos billets en ligne sur le site de la société ATVO pour un peu plus de sept euros par personne. Si vous le pouvez, privilégiez l’option Internet pour régler ces billets car, sinon, il vous faudra attendre dans les files d’attente des guichets. Pour info, il existe aussi la solution du voyage par le train qui coûte encore moins cher (environ un euro de bus et deux euros de train) mais il faut d’abord faire un trajet de 15 mn en bus jusqu’à la gare centrale de Trévise puis prendre un train pendant une demie-heure jusqu’à Venise. Avec les différents temps d’attente entre le bus et le train, nous avons préféré opter pour la première solution.

Une fois effectuées les formalités à l’accueil de l’hôtel et les valises déposée en chambre, nous n’avons pas traîné pour nous commencer à découvrir « la Sérénissime ». Nous avons commencé par le commencement : l’office de tourisme où nous avons acheté  à tout petit prix le kit « guide facile » qui comprend, dans la langue de votre choix, toutes les informations utiles sur les horaires des musées et des différents monuments qui se visitent. Il y a également un plan mais qui est très sommaire. Il vaut mieux que vous ayez le vôtre un peu plus détaillé si vous souhaitez vous promenez dans la ville. On trouve enfin des itinéraires de visite à faire dans le centre historique de la ville.

Vous trouverez également des informations (mais uniquement en anglais ou en italien) sur le site Internet de l’office du tourisme vénitien : http://www.e-venise.com/office_tourisme_venise.htm

Bref, nous étions à peu près équipés pour nous promener dans la ville et commencer à admirer tous les palais et monuments. Et, bien entendu, nous avons donné dans le parcours classique :

la place Saint-Marc (Piazza San Marco) :

La place Saint-Marc

Il s’agit vraiment-là du coeur de Venise, tout au bord du Grand Canal. Elle porte le nom du protecteur de la ville. Encombrée par les pigeons qui sont attirés par la nourriture que ne cessent de leur jeter les touristes, il faut quand même se poser à une terrasse pour en profiter. Sachez toutefois que si, comme nous, vous vous asseyez à une terrasse animée par un groupe de musique, votre addition sera majorée du prix de la terrasse et du prix de l’animation… C’est sans doute la raison pour laquelle mon café m’a coûté huit euros…

Quoi qu’il en soit, cela m’a permis de profiter de la vue. J’ai donc pu admirer la Basilique Saint-Marc et ses belles coupoles dans le style byzantin. D’abord construite en 828, elle fut reconstruite après l’incendie de 976. Posés devant sa façade et sous le lion d’or qui orne le portail, on peut admirer les fameux chevaux de Saint-Marc.

Le portail de la basilique Saint-Marc

Rapportés par les Vénitiens comme trophées après le sac de Constantinople en 1204. Mais ils voyagèrent encore lorsque,en 1797, après la première campagne d’Italie les soldats de Bonaparte les ramenèrent à Paris pour les poser sur l’arc de triomphe du carrousel. Ils restèrent parisiens jusqu’en 1815, année durant laquelle les autrichiens les ramenèrent à Venise. Les exemplaires originaux sont détenus dans le musée San Marciano de la Basilique. Vous accéderez au musée par un escalier qui, une fois arrivé tout en haut, vous offrira aussi la même vue que celle qu’avaient les doges lors des manifestations dans la basilique et sur la place.

L’intérieur de la basilique vaut également le coup d’oeil pour ses célèbres mosaïques qui couvrent plus de quatre mille mètres carrés. Certaines peintures sont également célèbres, les amateurs pourront notamment aller admirer « le jugement dernier » de Titien.

Le campanile

De chaque côté de la Basilique se dressent deux tours. La première est le campanile de Saint-Marc. Les villes italiennes se lançaient souvent des défis architecturaux et esthétiques pour ces tours (par exemple, la célèbre tour de Pise). Ce campanile fait partie de ces défis. A Venise, il a servi de tour de garde. Si vous n’êtes pas trop pressé et ne craignez pas d’attendre dans les longues files de touristes, vous pouvez emprunter l’escalier ou l’ascenseur qui vous mènera tout en haut de la tour, à près de cent mètres du sol, d’où vous aurez, là-aussi, une belle vue sur la place et la ville. Vous entendrez peut-être tinter ses cinq cloches… Pour prendre les ascenseurs ou l’escalier, vous passerez par la Loggetta et sa façade richement ornée et décorée d’une multitude de formes d’arcades.

Le seconde tour est la tour de l’Horloge ou tour des Maures. Deux Maures en bronze y frappent les heures, pour le plus grand plaisir des touristes.

Lorsque l’on est au pied du Campanile, on aperçoit la Piazzetta di San Marco. Il faut prendre le temps d’aller la voir car s’y trouve l’ancienne bibliothèque, édifice d’une rare beauté aux façades et à la statutaire très travaillées. De l’autre côté, près de la lagune, deux colonnes datant du douzième siècle sont dressées. L’une supporte le lion ailé et l’autre une statue de Saint-Théodore, premier saint patron de la ville. Ces deux colonnes étaient aussi la dernière chose que voyaient les condamnés à mort puisque la sentence s’exécutait sur cette place, entre les colonnes. Un autre édifice important borde la piazzetta, il s’agit du Palais des Doges.

Le Palais des Doges :

Décoré de mosaïques de rose et de blanc, ses façades ornementées de colonnes, ce grand bâtiment est le symbole de la puissance de la ville à son apogée. Siège des Doges et du gouvernement lors de la république, il abrite des salles magnifiques et riches. Certaines salles, comme celle du Conseil, conserve encore des tableaux des peintres célèbres tels Véronèse et le Tintoret.

Le Palais et le Campanile vue de la lagune

Si vous lisez attentivement votre guide (ou si vous avez opté pour une visite guidée), vous apprendrez vite que la prison des ducs étaient attenantes au palais. Les prisonniers, après avoir été jugés, regagnaient donc leurs cellules en passant par un pont couvert par lequel il voyait pour la dernière fois parfois, la lumière du jour. Ce pont fut surnommé le pont des soupirs. Très visité aujourd’hui, ce pont a pourtant plutôt un aspect romantique. Peut-être pour conjurer le mauvais sort et aux antipodes de son image plutôt funeste, les amoureux s’embrassent sous le pont car, paraît-il, ils connaitront ainsi l’amour éternel.

Et puisqu’on en est là, partons ensuite sur le Grand Canal : la visite peut se faire sur une gondole (dans ce cas, la prendre à la station Saint-Marc) ou à bord d’un vaporetto de la ligne une. Cette dernière option est certes moins coûteuse mais aussi un peu moins romantique. Nous, nous avons commencé par la visite en vaporetto pour pouvoir admirer les différents palais qui bordent le Grand Canal. Il y en a tant que, très honnêtement, j’ai oublié leurs noms. Il me reste quand même en mémoire deux édifices. Le premier, c’est le fameux pont du Rialto. Celui-ci se visite aussi assez facilement à pied et fait partie des circuits indiqués sur le plan de l’office du tourisme. Le second, qui est visible dès le début de la traversée depuis l’embarcadère de la place, c’est la superbe église Notre-Dame -de-la Salute.

Nous avons pris le temps de refaire un petit parcours en gondole le lendemain. Nous avons loué une gondole à plusieurs. Une coupe de champagne (tiède, voire chaud et était-ce vraiment du champagne, je n’en suis toujours pas convaincu..?) nous était offerte. L’attention était malgré tout louable. Notre gondolier a chantonné quelques airs et nous a promené sur les canaux, nous permettant de nous enfoncer un peu plus qu’avec notre vaporetto. Effectivement, le coût d’un voyage en gondole est quand même assez élevé : nous en avons eu pour quarante euros. Mais bon, après avoir hésité, nous nous sommes dits que venir à Venise et repartir sans avoir fait les gondoles au moins une fois, ce n’était pas concevable…

PiÃĬce du musÃĩe du Verre de Murano

Pour continuer notre parcours « classique », nous sommes allés faire un tour sur l’île de Murano, célèbre dans le monde entier pour ses maîtres verriers. L’île, parcourue par plusieurs canaux et composée en réalité de cinq îlots, ressemble à une Venise en miniature. Tous les touristes passent par le musée du Verre et repartent avec des souvenirs (assez onéreux si vous voulez autre chose que des petites représentations d’animaux) que l’on peut acheter dans toutes les boutiques qui se trouvent le long de la rue principale.

Pour le reste, nous nous sommes laissés transporter par la magie des lieux et sommes sortis des circuits habituels dans la ville. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans des petits quartiers, par exemple celui près du débarcadère où arrivent les overcraft venant de Croatie et où il est possible de trouver de quoi manger à pas cher. Nous avons ainsi remarqué une grosse file d’attente devant un magasin, de l’autre côté d’une rive où se trouvait une entreprise de réparation de gondoles.

Les ruelles tranquilles de Venise

A travers la vitrine, on a vu des petits encas consistant en une feuille de pain enroulée contenant des légumes et des crevettes. C’était très bon, pas très cher et plutôt nourrissant. Nous sommes allés déguster tout ça au soleil, sur un charmant petit pont de bois qui enjambait l’eau. Franchement, c’était bon d’être éloigné des gros flux de touristes et de profiter d’un peu de calme. En retournant à notre hôtel, nous sommes passés par des ruelles dans lesquelles nous n’avons pas cessé de voir des galeries d’art.

Si vous préférez aller dans un restaurant, les formules sont souvent présentées sous la forme d’un repas complet typiquement italien : antipasto (entrée), primo piatto (premier plat), secondo piatto (second plat) et dessert. Mais, franchement, ce type de repas est très copieux. Aussi, tout comme la plupart des italiens, nous n’avons pas pris l’ensemble du menu et nous avons plutôt opté pour la formule « deux plats sur trois » : soit une entrée et un premier plat, une premier et un second plat, ou bien une entrée et un second plat. C’était largement suffisant et beaucoup moins cher.

Pour finir, je vais vous livrer un de nos petits secrets : nous avions pris l’habitude, le soir, d’aller prendre un verre au Harry’s bar de Venise, situé au numéro 1323 de la Calle Vallaresso. Comme dans tous les Harry’s bar où l’auteur est passé, les cocktails portent des noms poétiques. Ici, il y a des noms d’artistes vénitiens ou de palaces.

En conclusion, un de mes amis disait « Voir Venise…et y revenir ». Et bien, je dois reconnaître qu’il avait bien raison : la Cité des Doges est, paraît-il, différente selon les saisons mais, à chaque fois, offre une vision mystérieuse et romantique. Alors, oui, il va bien falloir que j’y retourne ! A vous de me donner quelques conseils sur des choses à voir que j’aurais manquées.

Article mis à jour le 13/08/2016 - Signaler un abus

A propos de l'auteur
foggy

foggy
Inscrit le 21/02/13
14 articles
1 album photos
7 avis
Profil
Message privé

Solidarité

Financez gratuitement les associations de votre choix en publiant des carnets de voyage !

Plus vos articles seront recommandés, plus les dons versés par Avygeo aux associations que vous parrainez seront élevés.

> Solidarité, mode d'emploi
> Inscrivez-vous gratuitement pour publier vos récits



Commentaires

Pas encore de commentaire.

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour ajouter un nouveau commentaire


  • Partagez cette page :
Autres articles suggérés

Venise en 3 joursVenise en 3 jours
Par Dudy
Le 22/04/2014

Une escapade à VeniseUne escapade à Venise
Par Tresorsdumonde
Le 07/04/2015

Visite des îles BorroméesVisite des îles Borromées
Par Leslie
Le 12/08/2016

Suggestions d'albums photos

VeniseVenise
Par Nutricool
Le 15/05/2016

Visite de Venise en hiverVisite de Venise en hiver
Par Nza2k
Le 30/08/2014

VeniseVenise
Par Aurorestw
Le 25/07/2016

Venise la SérénissimeVenise la Sérénissime
Par Anne
Le 02/01/2015

Solidarité

Faites gagner Gratuitement de l'argent aux associations de votre choix en publiant des carnets de voyage sur Avygeo.
Plus vos carnets sont recommandés (icône en forme de médaille sous l'article), plus les dons versés par Avygeo seront élevés.
Inscrivez-vous pour participer

Tags de l'article

Lieux visités
Italie
A/ Venise

Points d’intérêts visités
1/ Palais des Doges
2/ Place Saint-Marc
3/ Pont du Rialto
4/ Pont des Soupirs

Close
Close
Close